Les églises romanes de Bretagne

Sujet peu connu car peu étudié, l’architecture de l’époque romane présente de beaux exemples dans la péninsule bretonne. C’est dans le cadre d’une thèse de doctorat (soutenue à l’université Rennes 2 en 2014) que ces bâtiments ont pu être recensés, et pour partie étudiés.

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Chapelle du Lou-du-Lac, Ille-et-Vilaine (35)

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              Langast (35)

Au total une quarantaine d’édifices ont fait l’objet d’une monographie : reposant sur des recherches bibliographiques et archivistiques, ainsi que sur des observations directes, ces études éclairent les différentes phases de construction/reprise des églises, éclairent leurs rôles sociaux et symboliques.

La recherche a également porté sur la période contemporaine, et les raisons ayant conduit à cette méconnaissance d’un patrimoine pourtant important, et bien représenté dans la région. Cette problématique a permis de s’interroger sur les choix de nos prédécesseurs historiens, de comprendre comment l’on fait l’Histoire, parfois au détriment de pans entiers de celle-ci.

Dans le cadre de cette étude, certains édifices ont pu faire l’objet d’étude en archéologie du bâti. C’est notamment le cas de l’église Notre-Dame-en-Saint-Melaine de Rennes.

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                                Notre-Dame-en-Saint-Melaine de Rennes (35)

Chantier-école pour les étudiants de l’université Rennes 2 (mise en œuvre de la méthodologie de l’archéologie du bâti), le transept sud de l’église a fait l’objet en 2013 d’une restauration. Associée à ce projet, une équipe dirigée par Dominique Allios et composée d’Antoine Cocoual, Nominoë Guermeur et Barbara Delamarre a eu accès aux échafaudages et a ainsi pu effectuer des relevés photogrammétriques et pierre à pierre au plus près des murs. 

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Une appréhension beaucoup plus fine des différentes phases de l’élévation a permis de restituer d’anciennes dispositions de l’église, en particulier la présence d’une tour, et d’un escalier ménagé dans un pilier. Des analyses radio-carbone ont également permis de totalement revoir la chronologie d’édification de cette zone de l’église : auparavant considérée de la fin du XIe siècle, les charbons contenus dans ces mortiers ont indiqué une période d’édification entre la fin du VIIIe et le IXe siècle.

Ces résultats inédits ont fait l’objet de plusieurs communications et publications (Colloque de l’IRCLAMA – Croatie mai 2017 ; Colloque de Landévennec  juin 2018), et ouverts des collaborations avec des chercheurs européens.

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